vendredi 30 mars 2007
Connemara
Iah iah iah, certes on a pas réuni toute la section de Lettres Modernes hier, mais on a bien fonfonné! Et à l'aise Blaise, on était autant que prévu finalement(à deux exceptions prêt), et au Conné au lieu du Sulli. Aussi assoiffés et affamés de détente que peuvent l'être des étudiants après des partiels, les boissons ont colonisé les tables. Pour qu'on arrive à réunir tous les LM va falloir en motiver pas mal, mais d'ici-là inutile de les attendre pour festoyer: BBBooonnneessss VVaaacccaances!
vendredi 9 mars 2007
Eh
Malade, des grosses gouttes d'aliments digérés s'échappent de mon gosier. Hum, appétissant tout ça, navrée mais c'est ma petite vengeance envers vous, ô chanceux qui pouvaient vous nourrir sans foncer en direction des toilettes sur un plancher glissant, avec évidemment les bonnes grosses chaussettes en laine qui vous font déraper sur tout le couloir. Miam miam, aille aille, et mauvaise humeur à la clé? Justement non. Alors est-ce mon jeûne forcé, le transport de douze cartons de carrelages d'un bout à l'autre de la maison, ou les retrouvailles familiales bien folichonnes ce soir qui me font sortir la banane je ne sais pas. Oui, on a la connerie joyeuse et solidaire. Malade (on s'en moque) et puis remontage du court-métrage, d'ailleurs très pratique à faire quand les autres participants habitent loin, hein! On monte, on descend, on finira bien par le finaliser. Demain toulouse en speed, juste de quoi visiter le Musée des Augustins et on me ramène à Albi. Musique...Pour les amateurs, les Malpolis qui étaient passés à la fac et au théâtre d'Albi il y a quelques temps, passent à Toulouse la semaine prochaine. Un spécimen familier appelle au kir, bonsoir.
lundi 5 février 2007
Pas la peine.
La discussion battait son plein, bien mangé bien bu et la peau bien tendue. Happy evening en quelque sorte. Happy life, happy time! D'autant que la semaine qui vient de passer a été excellente. Joie dans la tête.
Mais quelque chose ne va pas. Un malaise. Je l'invite à m'expliquer. Quelque chose craque, ça sort. Brusquement. Quand ce n'est pas la merde qui vous tombe directement sur la frimousse, il faut qu'elle tombe sur celle de l'un de vos proches. Evidemment. Evidemment le sujet en question fait mal. Je suis incapable de vraiment l'aider, la moindre confidence me fait flancher. Parce que je connais. Souvenir du passé. Je n'y arrive pas et j'ai la haine. Les mots ne sortent pas. Blocage total. Injustice. C'est la première fois que je me sens amputée de la faculté d'aider quelqu'un que j'aime.
La folie.
On s'est attaqué à quelqu'un que vous aimez profondément, on l'a écrasé. Le crachat abjecte sur un corps. La haine de voir, encore. Il faisait beau aujourd'hui. Je ne supporte plus rien. La fin des cours, j'abandonne mon sourire comédien. L'attente du bus, les collégiens s'entassent, deux filles sont assises sur le même banc que moi, elles critiquent à la volée toutes les personnes qui passent, en machant élégamment deux ou trois chewing-gum. Ca casse, je me casse.
Avant ça, aujourd'hui,le sourire toute la journée, mais intèrieurement ça foire. On appelle ça dégobiller proprement. Le jeu du "je vais bien" a marché divinement. C'est bon de retrouver la fac, de reparler avec ces personnes qui font depuis quelques mois partie de votre vie, mais ça foire. Ma tête foire sur toute la ligne. Chouettes retrouvailles. Ce soir, rien. Demain, "Oui oui je vais bien". Oui, j'irai bien. Faudra.
Mais quelque chose ne va pas. Un malaise. Je l'invite à m'expliquer. Quelque chose craque, ça sort. Brusquement. Quand ce n'est pas la merde qui vous tombe directement sur la frimousse, il faut qu'elle tombe sur celle de l'un de vos proches. Evidemment. Evidemment le sujet en question fait mal. Je suis incapable de vraiment l'aider, la moindre confidence me fait flancher. Parce que je connais. Souvenir du passé. Je n'y arrive pas et j'ai la haine. Les mots ne sortent pas. Blocage total. Injustice. C'est la première fois que je me sens amputée de la faculté d'aider quelqu'un que j'aime.
La folie.
On s'est attaqué à quelqu'un que vous aimez profondément, on l'a écrasé. Le crachat abjecte sur un corps. La haine de voir, encore. Il faisait beau aujourd'hui. Je ne supporte plus rien. La fin des cours, j'abandonne mon sourire comédien. L'attente du bus, les collégiens s'entassent, deux filles sont assises sur le même banc que moi, elles critiquent à la volée toutes les personnes qui passent, en machant élégamment deux ou trois chewing-gum. Ca casse, je me casse.
Avant ça, aujourd'hui,le sourire toute la journée, mais intèrieurement ça foire. On appelle ça dégobiller proprement. Le jeu du "je vais bien" a marché divinement. C'est bon de retrouver la fac, de reparler avec ces personnes qui font depuis quelques mois partie de votre vie, mais ça foire. Ma tête foire sur toute la ligne. Chouettes retrouvailles. Ce soir, rien. Demain, "Oui oui je vais bien". Oui, j'irai bien. Faudra.
samedi 27 janvier 2007
mardi 16 janvier 2007
Les bruits qui courent

Annette Messager,
"Rumeur".
C'est l'histoire des cachotteries, oui celles qui trainent au fond des têtes, qui restent silencieuses et dont tout le monde est au courant sauf vous. Dans l'histoire, vous êtes pourtant la personne la plus concernée mais personne ne vous met au courant, à cause de l'alibi d'actualité qu'est le secret ou parce qu'ils ne savent pas non plus quels sont les bruits qui courent. Surprise! D'après les nombreuses sources de la fac (qui pour la plupart me sont inconnues et qui décidement se font de petits films perso) je suis:
-casée avec un mec depuis plusieurs mois, ????? (ah bon vous me le présentez quand?)
-célibataire et fière de l'être car j'ai récemment vécu une rupture douloureuse, ?????
-en chasse, pppfffouah
-pas nette sur mon orientation, ppfouah
-pas prête à m'engager, ?????
Enfin bref quand les gens s'emmerdent ils peuvent arriver à persuader une petite partie de la population environnante que vous êtes l'amante de Chris Corner ou encore la future femme de Oscar Wilde. Rions rions, plus c'est con plus c'est bon!
jeudi 11 janvier 2007
Encore là.
Le café siffle dans la cuisine et j’enrage de le laisser m’insulter. Course à pied avec tête pivotante et une minute plus tard j’ai de nouveau le cul posé sur ma chaise. Les cheveux pas coiffés me tombent sur le visage, je les coince brutalement derrière cette oreille qui réside sur le côté gauche de mon crâne. La bougresse me rend bien service, alors je la laisse squatter ici gratuitement, sans râler. Je commence à filer mon histoire. Violemment elle s’infiltre dans les dix doigts et pose son empreinte sous mes yeux.
Première tasse: écriture.
Deuxième tasse: tissage et relecture.
Troisième tasse: réécriture.
Quatrième tasse: stopper la caféine d’urgence. Je sors mon texte de l’imprimante, une fois dans les mains je grince et me lamente, « Qu’est-ce que c’est que ça? ». Soupirs de déception et transfert immédiat des feuilles damnées vers le tiroir de mon bureau, direction oubliettes. Quelqu’un veut du feu? J’ai un plan pas cher pour se réchauffer, mes feuilles et du feu, chaleur assurée.
Un matin j’attendais le bus quand un homme m’a demandé,
-Vous n’auriez pas une feuille par hasard.
Posément j’ai ouvert mon sac et lui ai tendu une feuille de mes écrits. Le grand inconnu me regarde, rigolard. Il lance gentiment sa pensée,
-Je pensais à une feuille à rouler.
-J’avais compris mais désolée je n’ai que ça.
-Bon pas grave, mais je garde ta page?
-Oui, lis si ça t’intrigue, je te la donne.
-Ah, c’est gentil, merci. Bye.
-Salut.
Peut-être qu’il a fait une petite flambée chez lui. Avec des compères, il a peut-être fait griller quelques saucisses. Ils auront fait décoller une flammèche de ma page, mise en boule avec d’autres détritus inflammables, et se seront réchauffé simplement.
Première tasse: écriture.
Deuxième tasse: tissage et relecture.
Troisième tasse: réécriture.
Quatrième tasse: stopper la caféine d’urgence. Je sors mon texte de l’imprimante, une fois dans les mains je grince et me lamente, « Qu’est-ce que c’est que ça? ». Soupirs de déception et transfert immédiat des feuilles damnées vers le tiroir de mon bureau, direction oubliettes. Quelqu’un veut du feu? J’ai un plan pas cher pour se réchauffer, mes feuilles et du feu, chaleur assurée.
Un matin j’attendais le bus quand un homme m’a demandé,
-Vous n’auriez pas une feuille par hasard.
Posément j’ai ouvert mon sac et lui ai tendu une feuille de mes écrits. Le grand inconnu me regarde, rigolard. Il lance gentiment sa pensée,
-Je pensais à une feuille à rouler.
-J’avais compris mais désolée je n’ai que ça.
-Bon pas grave, mais je garde ta page?
-Oui, lis si ça t’intrigue, je te la donne.
-Ah, c’est gentil, merci. Bye.
-Salut.
Peut-être qu’il a fait une petite flambée chez lui. Avec des compères, il a peut-être fait griller quelques saucisses. Ils auront fait décoller une flammèche de ma page, mise en boule avec d’autres détritus inflammables, et se seront réchauffé simplement.
Nuit
Bigre! A quelle heure dort cette fichue caboche? Je me suis passée deux fois le CD de sophrologie mais pas moyen de dormir. La voix molle et paisible de la bande sonore m'énerve plus qu'autre chose et me voilà de nouveau pétante de forme alors que je devrais mollement dormir dans mon lit. Je préfèrerais encore baver, ronfler et crier dans mon sommeil (quitte à me ridiculiser, oui!) plutôt que d'être encore debout à cette heure. Foutue activité nocturne. Je suis censée me lever dans 2h15, waouh. Navré cours de latin tu te passeras de moi cette fois-ci, à moins que ce faquin d'organisme ne soit motivé pour fonctionner sans carburant d'ici 08h30. A voir. Quand tout le monde pionce, que fait-on? On essaie de dormir, on se pose tranquillement, on attend, rien ne se passe, on se chante une chanson, on tourne, on fait des abdos pour se crever, on s'ennuie, on écoute de la musique, on écrit, bref. On lit, banal. On se fait des films, banal. On prend ChérieFM comme somnifère, sans résultats d'ailleurs et on oublie de profiter de ce temps gagné pour réviser ses cours. En gros, là tout de suite je m'ennuie comme un rat mort et l'écrire ne sert à rien. Que vois-je? Cette chère Henriette Walter, auteur de 'L'Aventure des langues en Occident' m'invite à relire son cher ouvrage, glurps.
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