mercredi 5 septembre 2007

Galère Tour terminé


Motivée comme jamais à me trouver un autre mentor que moi-même, je m'évertuais à trouver un être qui me donnerait des cours de guitare sèche. Ah oui, on m'avait caché que c'est foutrement difficile de trouver un professeur dans cette bourgade. Ou est-ce moi qui suis trop vieille (la recherche du premier cheveu blanc approche). J'ai beau m'y être prise à l'avance, j'apprenais la semaine dernière que "Oh désolé il n'y a plus de place", c'est ça oui avouez qu'à bientôt vingt balais je ne suis pas un choix de première qualité pour l'Ecole de Musique. C'est vrai aussi qu'il y a très peu de places disponibles et que ça leur fait aussi peu plaisir qu'à moi. Et le poireautage, humf! à chaque fois les quelques compatriotes de file d'attente et moi, nous nous prenions de gentilles vestes, "Pas de place, pas de place, pas de place", chanson damnée!
Je venais de terminer ma partition de 2ème année quand j'ai commencé à chercher, mais à vrai dire ils s'en fichaient royalement ces gens, et n'ayant jamais pris de cours en école, on me proposait...

Premier choix: un cours avec deux moufflets de onze ans avec les débutants (et avec la partition enfant qui va avec bien sûr, ornée de jolis dessins pour bébés), à l'aide!
Deuxième choix: payer 25 euro pour 45minutes avec un prof, non mais ils sont fous, ok ils doivent gagner leur vie mais je crie à l'injustice quand même.
Troisième choix: me résigner, et maudire tous les professeurs non compatissants.

Mais aujourd'hui j'ai dû plaire à la chance. Une vague connaissance m'a proposé un prix d'ami, et une école vient d'appeler pour m'avertir qu'une place s'est libérée. Je commence dans une semaine, n'empêche que trouver chaussure à sa patte reste une énorme galère. Il y a pas mal de demi-portions qui ne pourront pas faire d'instrument. A moins d'y mettre le prix même les plus jeunes ont du mal à trouver un cours. Le frérot attend depuis deux ans qu'une place se libère en guitare électrique et maintenant quasi-sûr qu'il n'en fera jamais il voudrait la vendre. (et merde...). Il me reste à le convaincre que d'apprendre seul c'est fun aussi.

lundi 27 août 2007

Sick of goodby's


Un jour, en feuilletant un magazine je suis tombée sur une photo en noir et blanc de Robert Frank, intitulée "Sick of goodby's". C'était d'actualité, méchamment synchro avec la réalité.
Il y a quelques mois j'en ai peint ma version, maintenant accrochée au mur de ma chambre pour faire office de déco. Mais aujourd'hui j'ai envie de le décrocher, de le ranger dans mon placard-foutoir, car le s..... est de nouveau d'actualité. Aujourd'hui, j'ai passé la journée avec une amie dont le départ approche. Ce soir, dans la demeure de cette demoiselle, ce bon p'tit repas chaleureusement offert était différent. J'en ai dégusté le moindre p'tit pois, pour profiter.
Discussions bien sûr, rires, mais en sortant de chez elle à la nuit tombante, la mélancolie a commencé à naître. Me voilà revenue chez moi, nous sommes toutes les deux tristes, voilà je suis triste.

Oh! reprends-toi! C'est pas si loin (rhumhumhum). Pas grave, train, carte 12-25ans je vous baise les pieds!

samedi 11 août 2007

Holidays, holidays...


Silent City, Malte.

Août, ouah, nous sommes déjà en Août. A la veille de mon départ pour l'Espagne je suis tout sourire. Depuis samedi, me voici de nouveau sur Albi, diable je t'aime ville. Bourrée de souvenirs, d'aprems cafés, d'aprems sur l'herbe de Rochegude, s'esclaffant du ridicule d'un bonheur si simple et si bon, de soirées... Elle est lointaine l'époque où je... n'appréciais pas du tout Albi. Mais ça fait maintenant pile trois ans que je suis là, deux ans que j'en profite vraiment, acceptant cette nouvelle vie par la rencontre de gens géniaux qui m'ont permis de la tolérer, puis de l'aimer.
De retour depuis samedi, après le camping avec les potes et les deux semaines à Malte amplement festives, ma tête ne demande qu'à se reposer. C'est toujours bon de retourner chez soi quand on a beaucoup bougé. Depuis une semaine, mes activités se résument donc à suivre les directives de l'animal paresseux, à apprécier les choses les plus simples du quotidien et à voir des têtes aimées pour passer agréablement le temps, voguant ici et là dans les rues d'Albi. D'ailleurs, je crois avoir croisé hier quelqu'un que j'ai connu, coup d'oeil trop bref, je n'en suis pas sûre. J'ai le rythme de vie un peu à l'envers, laissant avec plaisir mes insomnies dominer les nuits de ces vacances. Le pied!
Le cappucino fait maison fume à côté de l'ordi (foutu engin qui a dû être réinitialisé après plantage général, et qui a emporté toutes mes photos et beaucoup de textes dans la tombe ...avant de renaître, l'enfoiré).
Damnation, qu'il est bon de glander sur sa planche à bronzette (ô planche à toasts), de lire comme une goinfre et de discuter de tout sujet avec les membres d'une famille qui ne s'est pas non plus fait prier pour faire la fête à haute dose. Ecouter les anecdotes des autres, raconter les siennes, écrire, répondre aux lettres. Et forger profondément dans ma caboche l'idée que cette année se devra d'être plus studieuse. Elle le sera, la bougresse! Des projets nourrissent ma motivation. L'un d'entre eux me relie d'ailleurs à un certain jeune homme qui se reconnaîtra et que j'ai fortement apprécié de revoir hier. De constater avec plaisir que les mots tiennent leurs promesses parfois.

Sourire parce que ceux qui sont toujours dans le Nord, mes chers et tendres, sont encore là :)
M&M'Zzzzzz

vendredi 10 août 2007

J'étais partie pour autre chose mais...

Du haut de sa cinquantaine bien tassée, Madame Cassia aime regarder le monde. Nous autres, captifs de nos voitures, alors qu'en pleine rêverie nous observons les nuages, pouvons l'apercevoir parfois. Immobile, on l'appelle l'observatrice. Combien de fois sommes nous passés devant elle et sa maison violine sans les voir.
A cette heure, la dame Cassia enfile ses chausses de pantouflarde et d'un pas fervent, marche vers l'entrée de sa demeure. Préalablement positionnée, la chaise au tissu jaune pisse l'attend à l'extérieur devant l'entre de sa coquille. Ses vieux os, effrayés par l'expédition et par la souplesse qu'exige l'accès du malheureux dos au poste d'observation, grincent un peu. L'étape achevée, elle s'assoit plus profondément dans la chaise avec lenteur. Dans cette chaise méticuleusement placée devant sa porte d'entrée, grande ouverte. De là, de cette sublime création tout en chêne, elle a vue sur les environs et c'est ça qui la branche Madame Cassia. Chaque jour, la dame obéit donc à son habitude et regarde passer les voitures. N'ayant d'autres distractions que celle de regarder le passage des bolides polluants, elle a appris à tirer de celle-ci un plaisir des plus simples. La tourte aux champignons sur laquelle se retrournaient autrefois ses narines affamées, n'ont désormais plus goût que pour le dioxyde de carbone et les vrombissements qui le décore. Lorsqu'elle aperçoit un nouveau modèle de voiture, ses orteils s'émoustillent d'une même vigueur et s'agitent sur la piste de danse de sa chair flétrie. La dame étire alors un sourire de carnassier et salive autant qu'un loup à la vue d'un randonneur. Les pieds dans le vent, comme sur une plage où les p'tits people d'une autre trempe se farcissent au soleil, Madame Cassia bronze ses pieds blanc. Aux UV de dioxyde, cela va sans dire, car Madame ne s'expose pas au soleil, non. Elle porte fièrement le béret la protégeant du vil soleil. Ses narines, elles, dégustent à tout poil les pots d'échappement à roulettes.
Néanmoins, sans la moindre rancoeur écologique, ce spectacle lui chante de l'amour à l'humeur, et elle affiche un sourire béat. Madame vis, Madame souris. Une morale au ras de l' assiette, une morale simple en somme et dont les composants, mots trop simples, n' intéresse personne. Humains. Hou hou mains, levez-vous! Alors tous petons en l' air, adossés à la seconde chaise posée devant elle, Madame Cassia regarde les gens filer. Filer de l' étroit passage qui traverse son village à elle, son lieu dit de personne. D'elle seule, de son rat blanc et de sa bouche ankylosée de solitude. Madame Cassia savoure la route qui l' attache encore à la civilisation humaine. Elle ne tient que par ce macadam puant de trafic. Si cette route n'était pas fréquentée par les hommes, elle sentirait bon, cette route. Question nature, oui Madame, ça sentirait meilleur, mais qui se rappellerait alors de la p'tite dame. Elle serait calme et paisible, la route. Elle transformerait Madame Cassia en affreux et horrible bonhomme des neiges. Alors, seule, elle serait la proie d'une étrange bestiole. Monstre de Frankenstein rejeté par MessieursDames Monde, rencontreraitcette Madame Gorille des brumes montargnardes et qui sait... Mais de cela nous nous saurons jamais rien. Ou imaginons... la maison de Madame Cassia serait un véritable petit paradis, dont les herbes coloniseraient peu à peu le chemin humain. Monstre de Professeur Dingo et Madame longs poils blanc vivraient heureux, oui je le veux! Les broussailles recouvreraient la preuve de leur passage, et seule comme Eve aux prémisses du monde, elle serait heureuse sans savoir pourquoi. Bien sûr Madame Lavabo s'ennuierait et Madame commettrait l'erreur de demander trop. Monstre de Frankenstein ne voudrait pas aller chez le diététicien, et Madame Cassia déçue, s' emmerderait. Le vice attendu viendrait tardivement et le crime la charmerait gentiment. Progressive est l'évolution vers l'au delà. Sur son transat jaune pisse, elle pensera avec une exaltation sans nom, au façon de faire cuire la tronche de ce marmot pas beau. Finalement elle se jetterait sur le vice, la route de l'ailleurs. Ainsi appelait-on la tentation dans l'Ancien Temps, paraît-il... Elle se jetterait dessus avec avidité, m'a t-on dit. Comme Eve s' était jetée sur la promesse faite par le serpent. La mort de l'Ancien monde, et la naissance du nouveau ou du Néant.
La route, sinueuse et viciée du serpent, offrant le changement attendu, appelle alors cette mignonne et gentille Madame Cassia. La malheureuse, aveugle d'espoir, comme nous le sommes tous, se jettera avidement dessus, avant que celui-ci ne la tue. Ressusciteras-tu Madame Cassia? Ou le Saint et promis Paradis te filera t-il entre les doigts comme la route vers une autoroute à laquelle tu n' as pas droit. Loin et ailleurs de tout ce qui t' es connu.
Dix minutes plus tard, Madame Cassia se fait renverser. Ce véhicule bourré de mensonges et de désillusions dont l'homme a gavé le large coffre, a emprunté le serpent. Le serpent fuit encore et les hommes, toujours plus nombreux l'emprunteront éternellement, aplatissant toujours plus, la vieille peau de Madame Cassia.

Serpent ou la Route du Paradis.

mercredi 16 mai 2007

dimanche 22 avril 2007

Léchant le sol

"Où ça? Mais je t'attends depuis dix minutes. Quoi? ... Et t'as pas pensé à me prévenir...Allez oublie, ouais c'est ça à la prochaine." Elle raccroche.
Au vide, "C'est bon qu'elle se calme." Le portable toujours dans les mains, il soupire d'incompréhesnsion pendant que de l'autre côté elle pleure.

Quinze minutes de marche à pied plus loin, elle continue son chemin, le portable en plein marathon. Textotant son poseur de lapins, elle sent de nouveau monter les larmes et crache ce flot soudain sur l'écran griffé de l'appareil. La chorale de sanglots recommence tandis qu'elle accèlère la cadence. Un pas chancelant lui fait rencontrer le côté d'un poteau et libérée de la pensée d'antant, la douleur prend le dessus. Le portable tombe. D'un "poc" il s'écrase sur le sol mouillé. Un juron accompagne la constatation et l'abaissement jusqu'au vecteur de l'être aimé la ploie jusqu'au macadam puant. Agenouillée, tentant de remettre la coque de l'objet, un son lui fait lever les yeux, qui restent aveugles à la source de cette manifestation sonore. Le rabaissement de ses yeux lui montre que seule et face à l'objet brisée, son histoire avec lui est déjà morte. Humiliée de sa faiblesse d'évidence elle se relève par étapes et s'appuie sur le poteau en question. Un trait noir jaillit de son âme lui faisant faire un pas. Un crissement d'agonie brise le plastique de la communication, son pied ferme et lourd de vengeance broie l'illusion. La veine de colère gonflée de son front s'acharne en un apitoiement de la durée tortionnaire, car deux minutes plus tard, il ne reste que des cendres du cadeau high-tech de son homme d'autrefois.

Wouhou!


J'adore le printemps! Mes pattes courent dans tous les sens et les longs retours à se taper en rentrant de soirées ne sont plus des corvées. Il fait bon, plus de manteau ni d'écharpe étouffante parce que le soir ça caillait. Les fringues de "beau temps" sont sortis du placard et les écouteurs se scotchent aux oreilles. Et parce que mes chers et tendres s'inquiètent pour moi je ne manque pas de prendre ma compagnonne Lacrymo avec moi. Le ciel est clair, la musique fait planer et les photos s'enchainent. No problem, hormis vendredi soir "Et viens viens on va baiser, viens viens!" AAAhhh au secours mais qu'ont-ils ces mâles? Excepté ça les gens surfent sur de bonnes ondes ces derniers temps. D'accord, la bonne humeur vient en grosse partie d'avoir été au SPRRINNG FESTTIVAALL hier soir. Les groupes Babylon Circus Experience! Khod Breaker et les Dirty Fonzy! se sont mixés pour donner Dirty Babylon Breaker et Playtime, wouhouhou! La coconut et ses deux potes n'ont pu s'empêcher de danser furieusement. Les cours se terminent bientôt, j'ai organisé mes vacances, je passe bientôt le permis, le festival SKABAZAC approche et la fin des cours aussi, j'adhère! Sur cette bonne humeur je m'en retourne voir mes parents qui parlottent politique.